Les Armes Nucléaires. C'est elles ou nous ! Exposition d'affiches 24-28 mars 2009

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Les Armes Nucléaires.

C’est elles ou nous !

Exposition d’affiches (réalisées par les étudiants de Saint Luc, de l’ERG et du 75

Le Mardi 24 au samedi 28 mars 2009

Maison du Livre. Rue de Rome  24-28.  1060 Saint Gilles

 

http://www.cnapd.be/index.php?page=armes-nucleaires-cest-elles-ou-nous

Une campagne de la CNAPD, en collaboration avec le MIR IRG et Etopia

 

Editrial AEMPGN <html>

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Non à la guerre et à ses crimes contre l’humanité, oui à la paix, au désarmement,       à l’aide au développement et à la réconciliation.

 

Barack Obama doit mettre fin à la nouvelle guerre froide.

 

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5 ème Conférence pour la paix : Défense sans frontières? Samedi 28 février 2009 de 10hà 17h30 au Centre communautaire "DE Markten" Place du vieux Marché aux grains 1000 Bruxelles

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Inscriptions 3 euros

Inscription via arnau.ghys@cnapd.be ou au 02 240 52 62

 La conférence sur la paix est une initiative du Vredesnetwerk  avec le CNAPD

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GÉORGIE

Complexité extrême d’un conflit qui peut devenir dangereux. L’Europe se doit de calmer le jeu. Lorsqu’un nouveau conflit se déclenche dans une région du monde mal connue, le lecteur de journaux et l’auditeur de télévision aiment qu’on leur indique qui est le méchant et qui est le gentil pour pouvoir s’indigner ou s’apitoyer à bon escient. Le conflit russo-géorgien actuel nous a surpris tous en pleines vacances et jeux olympiques. Les journalistes en donnent des versions très orientées et nous imposent des partis pris opposés et injustifiés. L’ethnographie et l’Histoire politique du Caucase est d’une extrême complexité que seule une lecture attentive des meilleures encyclopédies permet d’aborder,… avec précautions. Par comparaison, le conflit qui oppose les Flamands aux Wallons et Francophones est d’une biblique simplicité

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VERS UN MONDE LIBÉRÉ DES ARMES NUCLÉAIRES par G. Schultze, W. Perry, H. Kissinger et

On se souvient de l’article du 4 janvier 2007 où ces quatre anciens responsables républicains des Etats-Unis, expliquant que la seule manière d’échapper à la prolifération nucléaire, par l’Iran et d’autres, est, pour les USA, de réduire substantiellement son propre arsenal entraînant les autres puissances nucléaires dans la même voie. Ce n’était pas original, mais les responsabilités que ces messieurs avaient assumées et leur connaissance des méandres diplomatiques donnait un énorme poids à ce message.

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COMBATS POUR LA PAIX par Maurice Errera

On était en pleine guerre froide. En dépit de cela, deux cardiologues, Evgueni Chazov, russe, et Bernard Lown, américain, collaboraient à des études sur la conduite à tenir en cas d’arrêt cardiaque entraînant une mort subite. Ils se dirent un jour qu’ils pourraient aussi collaborer à des problèmes intéressant leurs deux pays, notamment le risque de guerre nucléaire.

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La DISSUASION n'est pas une réalité implacable

Réponse à l’article du Gén. Briquemont «La dissuasion: une implacable réalité», paru dans La Libre Belgique du 23 mai 2007. LA DISSUASION, COMME POUR LA DECLARATION PEREMPTOIRE «SI TU VEUX LA PAIX PREPARE LA GUERRE», N’EST PAS UNE REALITE IMPLACABLE. 1.- La dissuasion nucléaire a commencé en 1942 avec le programme Manhattan, qui a été proposé par la lettre de L. Szilard, signée par Einstein lui-même et adressée au Président Roosevelt. Il fallait se munir d’une arme atomique pour dissuader les Allemands dans l’hypothèse où ceux-ci seraient parvenus à la fabriquer. Cette dissuasion n’a pas fonctionné puisque cette arme de dissuasion est devenue une arme offensive pour, soi-disant, accélérer la fin de la guerre avec les Japonais, alors qu’en réalité elle a été une arme d’intimidation qui a abrégé la guerre de quelques semaines et empêché l’armée soviétique d’envahir le Japon.

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PLAIDOYER POUR L’ABOLITION DES ARMES NUCLÉAIRES

Cet article, publié le 4 janvier 2007  dans le Wall  Street Journal (dangereuse feuille gauchiste, comme on sait), part d’une autre analyse, mais arrive à des conclusions singulièrement proches de celles que nous répétons à l’envi. Ce sont ses auteurs qui sont importants. Les trois premiers ont été successivement Secrétaires d’Etat (ministres des Affaires étrangères) des USA. Le dernier a présidé la Commission des forces armées au Sénat. Ces « combattants de la guerre froide », comme on les a qualifiés, issus des milieux officiels des États-Unis, se rendent enfin compte qu’il faudrait changer de politique.

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ELECTIONS

À l’occasion des prochaines élections, des organisations pacifistes ont demandé aux partis politiques, quelle sera leur attitude lors de la prochaine législature sur les problèmes de désarmement qui nous intéressent au premier chef.

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Jimmy Carter


Solving the Korean Stalemate, One Step at a Time By JIMMY CARTER ATLANTA

IN 1994 the North Koreans expelled inspectors of the International Atomic Energy Agency and were threatening to process spent nuclear fuel into plutonium, giving them the ability to produce nuclear weapons.

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ALLEMAGNE ET NORVÈGE DEMANDENT AUX USA ET À LA RUSSIE DE REMPLIR LEURS OBLIGATIONS DÉCOULANT DU TNP

Frank-Walter Steineman est le Ministre des Affaires étrangères d’Allemagne et Jonas  Gahr-Store est son homologue norvégien. Ils ont publié ce texte sous forme d’éditorial dans le Frankfurter Rundschau le 10 novembre dernier. Pourquoi aucun de nos médias n’a  jugé bon de nous faire part de cette prise de position européenne importante, qui appuie d’ailleurs du poids de leurs responsabilité politiques,, la déclaration précédente et nos prises de position habituelles ? Elle est formulée en termes très diplomatiques, acceptables pour ses destinataires. Et pourquoi, notre Ministre des Affaires étrangères ne s’y est-il pas associé ?

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Lettre envoyée le 27/7/2006 au principal représentant de l’IPPNW en Israël, le Dr Ernsesto Kahan, d'origine sud américaine.

Cher Ernesto,

J’ai longtemps hésite à vous écrire car il n’est pas dans la philosophie de l’IPPNW de prendre parti et de décider des responsabilités respectives de l’un ou l'autre dans un conflit armé. Ils sont souvent tous deux en faute. Ils n’acceptent pas assez l’idée que les différents doivent être résolus par des négociation et des concessions réciproques équilibrées. D’ailleurs, je sais combien vous êtes vous-même désireux d’une coexistence pacifique entre les deux peuples qui doivent, de toute façon vivre côte à côte sur le territoire limité de la Palestine.

Mais je me demande si même vous, qui vivez à Tel Aviv, vous vous rendez compte que l’actuelle action de votre armée a un impact terriblement négatif sur l’image internationale d’Israël. Envahir une pays voisin qui ne vous a pas attaqué, y créer un immense chaos, tuer ou blesser par milliers des gens qui n’ont pas participé aux attentats dont Israël se plaint, a un effet profond sur l’opinion publique européenne et peut éventuellement réveiller l’ancien antisémitisme (si odieux et absurde qu’il soit) qui était en train de lentement disparaître. Le prétexte pour la présente action (deux soldats kidnappés) est ridicule, quelque inconfortable que soit leur situation ; apparemment, ils n’ont pas été assassinés. Cela valait-il la peine de tuer des centaines, de blesser des milliers d’innocents et de détruire toute une nation convalescente d’une longue guerre civile ?

De plus, le bombardement aveugle de routes, de ponts, des services d’aéroports, etc. est toujours terriblement contreproductif et renforce la sympathie et le support hésitant que le peuple libanais donnait au Hezbollah. Ce genre d’actions est une erreur psychologique militaire qui n’est pas spéciale à Tsahal. La plupart des armées ont eu recours à de telles actions, cruelles et stupides. Depuis la seconde guerre mondiale et jusqu’aujourd’hui, le déroulement de tels faits a régulièrement prouvé que ces bombardements sans merci accroissent l’hostilité envers ceux qui les commettent et entraînent un désir, non de paix, mais de vengeance. Et aujourd’hui, nous apprenons à la TV le large emploi de bombes à fragmentation et d’autres mécanismes qui tueront encore plus de civils. Les armées, toutes les armées, doivent être tenues en main par des autorités civilisées. Manifestement, ce n’est pas le cas cette fois.

Vous-même et les autres Israéliens pacifiques ont le devoir d’avertir leurs compatriotes et d’essayer d’arrêter votre gouvernement dans cette folie. La sympathie pour votre pays s’effondre rapidement ici, même dans des milieux juifs. Et l’administration américaine, la seule qui supporte cette politique insensée, est forcée de nuancer sa position.

Fort peu de gens chez nous approuvent la violence aveugle des attentats que Hezbollah emploie pour la défense de la cause palestinienne. Cependant, nous nous souvenons aussi que vos gouvernements successifs ont affirmé leur bonne volonté à discuter de paix, mais pas avec Arafat lui-même, avec d’autres négociateurs. Et après sa mort et la défaite de son parti lors d’élections régulières, ils se déclarèrent de nouveau prêts à parler à n’importe qui, sauf aux vainqueurs de ces élections (Hamas). Quand vous voulez vraiment faire la paix, c’est avec l’ennemi comme il est qu’il faut parler, pas avec un interlocuteur choisi sur mesure.

Et pour faire la paix, il faut au moins montrer quelque bonne volonté et être prêt à abandonner quelques illusions auxquelles tient une partie de votre électorat (la "terre promise" à Israël de toute éternité, l’extension continue des  colonies depuis des décennies, etc.). Tout accord doit être équilibré. L’Europe ne soutiendrait pas un Israël qui déclancherait une guerre de civilisations.

H. Firket

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Dear Ernesto,

I have long hesitated to write to you for two reasons: It is not in the philosophy of IPPNW to take sides and pronounce on the responsibility of one or the other opponent in an armed conflict. They are usually both at fault because they have not been willing enough to solve their problems by negotiations and reasonable concessions. Second, I know you are personally dedicated to the peaceful coexistence of the two nations who have anyway to live side by side on the relatively small Palestine territory. 

But I wonder if even you, living in Tel Aviv, realize the terribly negative impact of the present military actions of your army has  on the international image of Israel. Invading a neighbouring country that has not attacked you, creating there an immense chaos, killing or wounding thousands of people who have not participated in the hostile acts Israel protests against, has a profound effect on public opinion in the whole of Europe and may eventually reawake the old anti-Semitism (odious and absurd as it is) that was slowly dying. The pretext for the present action (two kidnapped soldiers) is ridiculous, however uncomfortable it may be for them.  Apparently, they have not been murdered. Is it worth killing hundreds, wounding thousands, all innocents, and destroying a whole nation recovering from a long civil war ?

Further, the indiscriminate bombing of roads, bridges, airport services, etc. is counterproductive and reinforces the sympathy and half hearted support the Lebanese population gives to Hezbollah. This type of action is a psychological error that is not proper to Tsahal. Most armies resort to similar cruel stupidities. From the Second World War onwards, the analysis of the facts has repeatedly proved that such ruthless and indiscriminate bombings increase the hostility towards their perpetrator and produce an urge for revenge, not a desire for peace. And to-day, we hear on TV about a large use of fragmentation bombs and other devices killing civilians. Armies, all of them, must be kept in check by civilised authorities. Obviously, it does not seem to be the case in the present instance.

You and other Peace loving Israelis have a duty to warn your compatriots and try to stop your government in this folly. Support for your country,  (who had a considerable capital of sympathy at first) is rapidly waning, even among some of our Jewish friends. And the American administration, the only one supporting throughout your government mad policy, will be forced to change their stand.

Very few people in our public opinions approve of the violent acts Hezbollah uses in defence of the Palestinian cause. But we remember that your successive governments have repeatedly declared  their readiness to discuss peace, but only with negotiators of their own choice, not with Arafat; and after his death and the defeat of his party at reasonably fair elections, they again agreed to talk to anyone but the new victors .When you really want to make peace, you must talk with the enemy as he is, not with an adversary picked up for convenience. The official Israeli stance looks totally hypocritical.

To make peace, your authorities should at least show good will and, in order to reach a deal, abandon some illusions cherished by part of your electorate (God given “promised land”, expansion of colonies, etc). Any agreement has to be balanced. Europe will not support you in a war of civilizations.

H. Firket (AMPGN, Belgian branch of IPPNW)

Qui sont les « va-t-en guerre

Le Président français Jacques Chirac a déclaré la semaine dernière que la France n'hé­siterait pas à utiliser ses armes nu­cléaires contrer des « états terro­ristes ».Notre ministre des Affaires étrangères a déclaré deux jours plus tard au journal De Standard que les armes nucléaires françai­ses devaient recevoir une place au sein de la défense européen­ne.  Ces deux déclarations vont clai­rement à l'encontre du Traité de non-prolifération nucléaire (JNP), qui a posé dès 1968 les bases juri­diques d'un désarmement nu­cléaire total. Plus grave encore, ces déclarations renforcent les tendances au sein du pouvoir ira­nien qui utilisent la même logi­que pour promouvoir le dévelop­pement éventuel de leur propre arsenal nucléaire.

En effet, si la France, la Belgique et l'Europe toute entière peuvent baser leur politique de sécurité et de défense sur les armes nucléai­res, pourquoi Téhéran ne pourrait-il pas faire de même?
Ces dernières années, des trou­pes américaines se sont installées en nombre sur le territoire des quatre voisins directs de l'Iran, avec la création de dizaines de bases militaires en Afghanistan, en Irak, au Pakistan et en Turquie, Des armes nucléaires sont même stationnées sur la base de l'OTAN de Inçirlik, en Turquie.
On peut donc se poser La question : qui me­nace qui ? Le fait que la diploma­tie occidentale se taise sur Israël et son arsenal nucléaire secret n'aide en rien à résoudre ces pro­blèmes.
La dernière conférence de révision du TNP en mai 2005 s'est sol­dée par un échec inquiétant.

Pour­tant, une grande majorité des pays représentés à l'Assemblée générale des Nations Unies de­mandent toujours le lancement de négociations multilatérales en vue d'un désarmement nucléaire total. Cette demande a été confir­mée juridiquement le 8 juillet 1996 par la Cour internationale de justice de La Haye, qui a répété l'obligation de tous les pays signa­taires du TNP de négocier de bon­ne foi un désarmement nucléaire total.
En 1968, le Traité de non-prolifé­ration nous promettait une sortie de la folie de l'armement nucléai­re. Avec l'objectif d'empêcher d'autres pays de se doter égale­ment de l'arme nucléaire, les pays nucléaires officiels acceptèrent de négocier un traité interdisant toutes les armes nucléaires.
Le TNP a été aujourd'hui signé par ISS pays. Seuls Israël, le Pakis­tan et l'Inde n'ont pas signé ce traité. La Corée du Nord s'en est retirée. Dans ce cadre, ces résolu­tions visant à un désarmement nucléaire progressif et total sont déposées chaque année à l'Assemblée générale des Nations Unies, et sont approuvées par une grande majorité des pays membres. Malheureusement, la majorité des pays occidentaux, parmi lesquels La Belgique et la France, rejettent systématique­ment la plupart de ces résolu­tions. En effet, celles-ci s'oppo­sent diamétralement aux doctri­nes nucléaires défendues jusqu'à aujourd'hui par Bruxelles, Paris, Londres et Washington.
« Après la débâcle de la guerre contre l'Irak, le gouvernement belge ne veut plus contrarier Washington »
Il est essentiel aujourd'hui de ne pas oublier qu'une grande ma­jorité de la population mondiale souhaite une interdiction des ar­mes nucléaires et que 110 gouver­nements de pays du Sud se sont organisés en six zones officielle­ment sans armes nucléaires, couvrant ainsi presque tout l'hémis­phère sud. Créer une telle zone sans armes nucléaires au Proche-Orient pourrait fournir une solu­tion aux tensions croissantes en matière d'armement nucléaire dans la région. Mais nos diploma­tes devraient alors être prêts à aborder également la question des armes nucléaires israéliennes. Il faut ajouter que les médias de nos pays ignorent systématique­ment les voix des gouvernements du Sud.  La presse occidentale par­ticipe depuis des mois à la diaboli­sation de l'Iran sans dire un mot, par exemple, des 120 millions de dollars que les Etats-Unis dépensent quotidiennement pour l'en­tretien et la modernisation de leur arsenal nucléaire ou des refus américain, français ou britanni­que de satisfaire à leurs obliga­tions de désarmement. Pas un mot non plus sur le groupe de pla­nification nucléaire de l'OTAN ou sur le programme secret israélien en matière d'armes biologiques chimiques et nucléaires.

Le Parlement belge a approuvé en 2005 deux résolutions deman­dant entre autres le retrait d'Euro­pe des armes nucléaires américai­nes et une approche équilibrée du TNP. Les résolutions approu­vées insistent sur les engage­ments de désarmement de nos al­liés découlant de l'article VI du TNP. Malheureusement, ces réso­lutions restent jusqu'à présent let­tre morte. Après la débâcle de la guerre contre l'Irak, le gouverne­ment belge ne veut plus contra­rier Washington, expliquent diffé­rents cabinets ministériels. Il est clair que nous devons continuer à rappeler à notre gouvernement ses engagements et ses obliga­tions en matière de désarme­ment. Nous devons donc dénon­cer l'existence d'un fossé sépa­rant le gouvernement du parle­ment et des autres forces démo­cratiques.

Billet naïf de Lise Thiry

 

Billet naïf

de  Lise Thiry






Dès 1945, j’avais conçu dans ma petite tête la solution au sort des Juifs rescapés des crimes nazis : offrir aux survivants une belle partie de l’Allemagne comme nouvelle patrie. La langue yiddish pourrait les rapprocher des autochtones, qui amorçaient un virage rapide et louable vers la démocratie. Le lecteur trouvera sans nul doute cette proposition utopique. Moi, je trouve cette utopie plus jolie que celle qui fut adoptée : aller chasser des Palestiniens hors de leurs villages, autour de Jéricho, Nazareth, se battre pour Jérusalem, et tenter une cohabitation dominatrice avec les habitants de la Cisjordanie. Personnellement, et je vais encore choquer davantage, je comprends mal cette fascination pour la ville citadelle de Jérusalem, forteresse dont les murs épais entourent plusieurs temples voués à plusieurs cultes. Et ceux-ci me paraissent participer à des divisions sectaires plutôt qu’à l’amour universel. Moi, j’aime mieux les champs d’oliviers. Malheureusement, les colons les aiment aussi. 

  Lorsque je débarquai à Tel Aviv, en septembre 2005, c’était pour la quatrième fois.

  En 1959, je me trouvais en Grèce avec mon fils, au Club Méditerranée, lorsque celui-ci proposa à quelques uns de participer à l’exploration pour un site d’installation d’un club en Israël. Ce fut St Jean d’Acre qui fut choisi, et je me demandai si l’on n’allait pas priver les autochtones d’un de leurs sites les plus agréables. Nous passâmes une semaine dans un kibboutz, dont les idéaux communautaires m’attiraient et me plurent. J’étais pourtant très perturbée par la vue de ces très  jeunes gens, vissés pour trois ans dans un uniforme militaire, et l’arme à l’épaule. A ce sujet, j’eus de vives discussions avec un brillant journaliste français, juif, venu s’installer là et qui prônait le service militaire prolongé et féminisé, comme moyen d’unifier en un même moule tous ces Juifs venant de diverses parties du monde   Je répliquais que le charme des Juifs, c’était leur personnalité. Qu’il eut été dommage que Chagall se mette à peindre comme Delacroix, et qu’Einstein aie dû ânonner les règlements militaires. Il me semblait que jusqu’ici, les réussites civiles des Juifs  étaient plus évidentes que leurs performances militaires. C’était un compliment selon moi.

 Le deuxième séjour, en 1989, avec d’autres Belges travailleurs de la santé (dont Colette Moulaert) fut certainement le plus impressionnant. Nous partageâmes les affres et les espoirs de la première Intifada. Chaque journée nous apporta le plein d’émotions, que nous avons racontées. J’en retiens l’impression d’un peuple palestinien fier. Symbolisé par l’image d’une maman assise bien droite sur une chaise d’hôpital, au chevet de son fils blessé au cours d’une action héroïque et fanatique. Certes, le soutien inconditionnel des mères envers les actions si risquées de leurs jeunes fils nous déconcertait parfois. L’atmosphère tragique des hôpitaux vibrait d’une sorte d’enthousiasme collectif. Une ferveur pragmatique conduisait à jouer à qui se débrouillera le mieux, à faire de la bonne médecine avec des moyens qui parvenaient par soubresauts. Ferveur tendre, gestes de solidarité avec la cause des blessés.

Le troisième contingent auquel j’appartins, en 1997, sous l’égide de l’association belgo-palestinienne, était composé surtout de personnalités politiques. Alors que précédemment, j’avais surtout logé chez l’habitant, les contacts cette fois furent plus protocolaires. Ils donnèrent lieu, il est vrai, à des renseignements chiffrés et officiels, par exemple sur la proportion de Palestiniens qui devaient chaque jour passer un ou deux check points pour aller travailler chez les Israéliens, et surtout sur les conditions contraires au droit du travail. La  visite dans la bande de Gaza fut très palpitante. Après des heures d’expectative pour savoir si on allait nous laisser passer, on nous lança presque les passeports à la tête (les députés n’étaient pas habitués à cela). Puis ce furent les ruelles miséreuses de Gaza, les enfants aux larges yeux qui empiétaient sur leurs joues creuses, mais qui ne mendiaient pas. A l’hôpital on jonglait avec les difficultés comme si c’était devenu un sport national palestinien. L’apport d’eau dépendait de la guise des colons qui dominaient depuis les hauteurs, et parfois arrêtaient l’eau pendant les heures d’opérations chirurgicales. Pourtant, il y eut un épisode chargé d’espérance : la visite de l’aéroport de Gaza, pratiquement terminé, et qui allait délivrer les Palestiniens de leur dépendance à l’égard de Tel Aviv. Mais les modernes locaux de l’aéroport s’ensevelissent maintenant dans le sable : jamais l’autorisation de faire fonctionner l’aéroport ne fut accordée.

Mon dernier séjour (jusqu’ici), en 2005, a été commenté ici même par Colette Moulaert. Que pourrais-je ajouter si ce n’est ceci, en filigrane d’ailleurs de son texte ?

Comme dans d’autres nations, le peuple palestinien est hétérogène. Certes, la plupart sont de beaux bruns basanés, fiers, durs avec eux-mêmes, le cœur buriné comme l’est leur visage. Méridionaux aussi, un peu brouillés avec la notion d’un programme à heure fixe. Certes les incertitudes de trafic, agencées volontairement par « l’occupant » brouillent les cartes, mais parfois elles ont bon dos. Malgré les caractéristiques qui les relient, les Palestiniens sont soit chrétiens comme à Bethléem, ou musulmans rigides comme à Gaza. Leur résistance aux Israéliens se nuance de toute une gamme d’opinions politiques. On est pour deux Etats, l’un palestinien, l’autre israélien – ou bien pour une seule entité  tentant  de réussir la cohabitation de plusieurs peuples pour une même terre, une même eau, un même air. C’est très joliment dit, et me suggère à moi des mariages possibles. J’y reviendrai.

J’ai dit que le peuple palestinien est de nature fière, mais cette caractéristique, si évidente lors de mon séjour de 1989, est érodée aujourd’hui par les humiliations que leur assènent les Israéliens, avec un art consommé. Et c’est peut-être parce que les Palestiniens sont fiers que les Occupants se délectent à raffiner leurs humiliations. Le summum réside sans doute dans le mince croissant de Jérusalem qui reste concédé aux Palestiniens. Pour leur permettre d’aller faire des emplettes dans le grand Jérusalem, une brèche est encore ouverte dans le nouveau mur. Elle est de la largeur d’un homme pas très costaud. J’ai vu une grosse dame présenter son large derrière à la fente du mur et sortir à reculons, rouge de honte lorsqu’elle s’aperçut que nous la regardions. Puis il faut épousseter ses vêtements, teintés de la brique du mur. Eventuellement rajuster son voile. Le passage d’une poussette d’enfant requiert une connaissance de la géométrie.

Aux check points où nous cheminons en piétons côte à côte avec les Palestiniens, nous ressentons mieux cette humiliation commune. Entre les champs d’oliviers bien entretenus et les autoroutes ultramodernes réservées aux Israéliens, le check point est un  terrain  boueux encombré de vieux plastiques, parfois creusé en une tranchée de type 1914-18 où il faut défiler à la queue leu leu.  Nos manches nettoient les parois  Il m’a semblé que les militaires israéliens, femmes et hommes, plantés à ces  check points s’amusaient à humilier le troupeau. Tel celui qui lança sur mes chaussures son gobelet encore mi-plein de café. Et tel autre qui projeta vers moi son mégot de cigarette. Alors que, devant sa frimousse si jeunette, j’allais m’apitoyer sur son sort ! Je me souvins alors de ma discussion avec le journaliste français : est-ce forger une jeunesse, de lui apprendre à se conduire ainsi avec les citoyens ? On me dit que ce sont là des détails triviaux. Cet autre détail l’est-il aussi ? Je marchais derrière un homme qui se traînait sur des béquilles. L’issue du check point consistait en un étroit tourniquet en métal grillagé, et l’homme, élargi par ses béquilles, ne pouvait s’y  caser. Il m’en tendit une, que je serrai contre moi dans le tourniquet.

Problème palestinien mis à part, il me sembla que les Israéliens se divisaient en deux castes : les militaires et les autres. (une amie israélienne m’avait dit : lorsque nos enfants sont « renvoyés » dans le civil, ils se sentent amoindris).

Parmi les explications fournies par les diverses organisations qui nous reçurent, revenait souvent leur frustration de devoir renoncer à des stratégies pour la santé, si bien pensées pourtant. La planification scientifique d’un programme de santé éclate en miettes sous l’effet de rebuffades imprévisibles (certains parleront de tactique israélienne géniale – mais, plus on est malin, plus on est responsable.) Il ne faut pas, nous disent nos hôtes palestiniens, s’accommoder trop des rebuffades continuelles, sinon c’est les entériner.

J’ai dit plus haut le rôle des mères patriotiques dans l’engagement guerrier de leurs jeunes fils, en 1989. Mais aujourd’hui ce rôle, qui était encore entaché de modération, leur a échappé. Les jeunes, filles et garçons, sans avenir, sans perspective, coincés dans les injustices, n’y voient comme porte de sortie que l’acte de désespoir, celui du kamikase.  Nous avons peine à le comprendre ? Chacun de nous s’accorde pourtant sur le remède à tenter : réinoculer de l’espoir. Durant ces incursions que nous tentons auprès de ce peuple, notre chaud contact avec l’un ou l’autre réussit-il à jouer le rôle d’une goutte d’huile sur cette houle de malheurs ?

En parcourant ce beau pays, quel touriste, quel ami des Palestiniens, quel admirateur du génie juif (aujourd’hui emprisonné dans des uniformes militaires), ne s’arrête pas un instant pour faire un voeu : voir, sous ces oliviers, pique-niquer des familles palestino-israéliennes.

Au cours du présent voyage, chacune de nous a rencontré l’un ou l’autre couple mixte, israélo-palestinien, fier de sa réussite. Ils sont perles rares, hélas ! Pourtant, la solution n’est-elle pas là ? Plusieurs instances sanitaires nous ont signalé l’augmentation des maladies consanguines, dans les enclaves de familles palestiniennes isolées  par les entraves à la circulation. Mais les Juifs ont aussi leurs problèmes de consanguinité. Que l’on mélange donc tous ces gènes ! Et que l’on mélange les religions, si celles-ci continuent à avoir hélas la vie dure. Car dans ce pays aujourd’hui, elles contribuent davantage à la guerre qu’à la paix. Qui sait, peut-être que dans les générations mixtes, des coutumes et des religions fusionneraient en une bénéfique philosophie de la vie.

Du chocolat pour demander à Bush le retrait des armes nucléaires

Une délégation de « Bourgmestres pour la Paix »de  parlementaires et d’associations membres d’ « Abolition 2000 » a remis jeudi des pralines et du chocolat en forme de petites bombes nucléaires, destinés au président américain, au porte-parole du premier ministre, pour qu’il aborde la question du retrait des armes nucléaires américaines en Europe lors de son entretien avec George W. Bush le 17 janvier prochain à Washington.

Les participants ont remis au porte-parole des boîtes de chocolats belges portant l’inscription « Say it with chocolates to President Bush : US Nukes out of Europe ! ». La délégation a demandé au porte-parole de remettre les douceurs au premier ministre, afin qu’il puisse les remettre à son tour au président américain et ainsi entamer de façon ludique le débat sur les armes nucléaires.

La délégation demande que le gouvernement belge mette à l’agenda politique belge et à l’ordre du jour de l’OTAN le retrait des armes nucléaires américaines en Europe, estimées à 480. Ce retrait a d’ailleurs été demandé par deux résolutions approuvées récemment par la Chambre et le Sénat.

Guy Verhofstadt part lundi pour les Etats-Unis avec une délégation de chefs d’entreprises belges afin de promouvoir les entreprises belges.